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Cette femme qui m'aimera.

Où est cette femme qui m'aime ? Où est cette femme qui est fière de moi ? Où est cette femme qui me console quand je pleure ? Où est cette femme qui s'intéresse à moi ? Où est cette femme qui s'inquiète de mon avenir ? Où est cette femme qui se souvient de mon enfance ? Où est cette femme qui se plaint des années qui défilent ? Où est cette femme qui m'embrasse sur la joue et me prend dans ses bras ?


"J'irais par la forêt, j'irais par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps."


J'aurais pu parcourir la mer, la brousse, le pôle nord, je ne l'aurais pas trouvé cette femme. Aucunes femmes ne m'aimera comme ça. Aucunes. Je vois des petites filles enlaçant les jambes de leurs mères. Des petites filles se jetant dans les bras de leurs mères. Se faisant embrasser, porter par leurs mères. Je n'y ai pas eu le droit, une seule femme pouvait le faire et elle ne l'a pas fait. Je n'y aurais jamais le droit. Personne d'autre qu'une mère n'a ce droit sur son enfant. Une autre femme n'oserait pas, ce serait déplacé, elle ne ressentirait rien, aucun amour maternel.
Aujourd'hui je suçais mes doigts en cour de français. La prof de français corrigeait des fautes à ma soeur et elle entendit le bruit de sucion que je faisais, "de grenouille" comme vous dîtes. Elle me dit :
"C'est marrant ça me fait penser à Léonnie avec sa totote."
Elle parlait de sa fille. Cette femme est la mère dont j'ai toujours révé. Elle est la seule femme qui se souci de mon choix, et la femme à qui je manquerais surement le plus, bien que ça ne soit qu'un peu. Elle est la femme que j'aurais aimé avoir pour mère, enfant.
Voilà pourquoi ce soir je pleure. Ce soir j'ai 17 ans et pas de mère. Je n'en aurais jamais.
J'ai un manque inassouvissable. Et si je quitte ce lycée j'espère moins souffrir en voyant cette femme, un ange de gentillesse, qui ne m'aimera jamais comme sa fille et me fera toujours penser à cette absence...
# Posté le vendredi 30 novembre 2007 16:59

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