"Combien en as tu aimé avant moi ?" "Aucunes" "Et après moi ?" "Aucunes"

"Combien en as tu aimé avant moi ?" "Aucunes" "Et après moi ?" "Aucunes"
Je me noie dans mes larmes, avec l'espoir de mourrir déséchée. Mais à ce qu'il parait c'est assez rare ce genre de mort.

J'ai regardé Tristan et Yseult avec dans le coeur ton souvenir. C'est la même histoire. La même privation qui court à la perte de ces deux êtres.
Roméo et Juliette c'est du gateau au yaourt à côté d'eux.
On peut dire que je l'aurais attendu mon "Tristan", il s'est pas dépéché, ma privation nous fout en l'air et j'ai eu le temps d'abandonner ma conquête du prince charmant 30 fois.
Mais aujourd'hui j'y arrive.


Le soleil ne brille plus caché sous les nuages gris que m'offre l'automne. Les arbres se parent de leurs plus belles couleurs, du jaune au rouge en passant par l'orangé.
Je n'ai jamais été aussi heureuse. Non le soleil ne brille pas, je ne lui souris donc pas aveuglément les yeux fermés, enfermé dans mon corps, le soleil est bien là pourtant. J'ai l'âme chaude. Je me balade avec mon bonnet, mes gants, mon écharpe je parcours les rues avides de décorations de noël qui ne sont pas encore là. Elles arriveront, patience.
Le lac, les quais, la place du trbunal, tout semble plus beau décoré des couleurs de mon automne.
J'ai enfin trouvé une stabilité non négligeable qui ne me rend pas moins bizarre mais qui fais de moi une personne sûr de ne plus tomber à la moindre pierre qui traine. Je puis aimer sans faire souffrir et me faire aimer en essayant de ne pas demander plus que le paroxisme.



Tout ça en essayant de se souvenir de rester sur ses gardes, car la quiétude ne dure jamais longtemps.
# Posté le samedi 10 novembre 2007 07:39
Modifié le samedi 10 novembre 2007 16:56

Semaine pourrie, journée encore pire.

Semaine pourrie, journée encore pire.
J'ai trouvé un chaton perdu dans la rue, je l'ai ramené y a 2 jours et il est toujours là. Je croyais que c'était une femelle je l'avais appellé Ochidée quand, stupeur, j'ai appris qu'il s'agissait d'un mâle. C'est devenu Rimbaud.
Ca fera 2 ans que Verlaine est partit je ne sais où. 2 ans que je l'attends, le pleure.
Je veux oublier ça.



Aujourd'hui j'ai eu le désir, avec ma soeur et à la demande de certains de mes camarades, de leur faire partager le visionnement des goonies. Seulement, dans la salle de classe il restait quelques uns d'une autre classe et la majorité à emporter la minorité, au bout de 10 minutes de film ils ont critiqués mes goonies. Ivres de rage, ma soeur et moi avons quitté cette salle. Le prof est vraiment spéciale. Un prof d'arts plastiques qui me traite de folle et non d'originale j'avais jamais vu. Et jamais je n'avais vu un adulte adopter les décisions de ses élèves bien qu'elles soient trainées dans l'irrespect et la méchanceté.
Pourquoi vouloir partager mes goonies ? Avant même que je vous en parle vous les détestez, mon amour pour eux créer chez vous un certain mépris, innomable.
Alors mes goonies, ma jolie folies et mes regards fièvreux, même mes rires je vais me les garder. Je ne vais plus rien tenter de vous faire partager. J'en ai marre de faire des efforts pour être mépriser.
Mais merci à ceux qui m'ont soutenus cette après midi.... Ca n'a servit à rien. ^^



Bien sûr à coté de ça mes 16 ans sont toujours là. Magnifique. Ils menaçent de s'envoler chaque jour. Je tremble, frémis. Et j'ai froid. J'ai un copain mais j'ai froid. Je mets des heures à me réchauffer. Pleure mes bas que je file en 1 jour. 5¤90 La paire. Abbérant !
# Posté le jeudi 25 octobre 2007 13:49
Modifié le vendredi 26 octobre 2007 11:41

J'ai craqué

# Posté le mardi 23 octobre 2007 06:11
Modifié le mercredi 24 octobre 2007 07:02

Ne t'en fais pas, je pense bien à toi.

Ne t'en fais pas, je pense bien à toi.
Allongée sur les deux matelas superposés de mon lit, je regarde les rideaux acidulés de ma chambre, seul endroit où je me sens réellement en sécurité (sauf quand le clown squouatte sous mon pieu).

Je respecte pas le code de la route. Un jour, ce sera pas le vent mais un camion qui m'emportera. Mourir défiguré très peu pour moi.

Aujourd'hui on m'a lu la lettre de Gui Moquet, que ce débile de Sarko voulait qu'on lise dans les lycées. Pourquoi pas lire des lettres de résistant chaque jour ? Jsuis certaine que des résistants de 41 à 45 ils en est mort plus d'un chaque jour de l'année !
Oui, on me l'a lu. Moi j'étais heureuse, parce que bon, jsuis déléguée et après j'avais le devoir de la lire à ma classe (avec ma jolie lecture, mes intonations intonées). J'étais heureuse. Jusqu'à ce que le militaire qui était venu lire cette lettre se mette à pleurer en la lisant. Là c'est devenue l'enfer. Un flash back de l'enterrement de mon arrière grand-mère (journée la plus drole de mon existence) où j'ai réprimandé un énorme fou rire pendant les 2 heures 30. Là cétait exactement pareil avec ma supléante de soeur qui allait mourir de rire sur un coup d'oeil aussi.
Mais j'y suis parvenue, je ne sais comment.


Il ya une fille qui n'a de cesse de répéter qu'avec mes cheveux noirs et mes yeux turquoises je ressemble à une anglaise. Bon ça veut dire que faut être comment pour ressembler à une française ?
Y a même des gens qui font l'éloge de mon intelligence. Normal, pour ces gens 12 c'est une bonne note, et pour moi 12 c'est ma moins bonne notes. Si j'ai que 15 de moyenne je déprimerais je crois. C'est grave.
# Posté le lundi 22 octobre 2007 14:47
Modifié le mardi 23 octobre 2007 06:13

Oscar Wilde...

"Si tu veux une rose rouge", dit le Rosier, "Il faut que tu la créés avec de la musique, au clair de lune, et que tu la teintes du propre sang de ton coeur. Il faut que tu chantes pour moi avec ta gorge contre une épine. Toute la nuit, il faut que tu chantes pour moi et que l'épine perce ton coeur, et le sang de ta vie doit couler dans mes veines et devenir mien."
"La Mort est un grand prix à payer pour une rose rouge", s'écria le Rossignol, "et la Vie est très chère à tous. Il est agréable de s'asseoir dans le bois vert et de contempler le Soleil dans son char d'or, et la Lune dans son char de perles. Doux est le parfum de l'aubépine, et jolies sont les campanules qui se cachent dans la valée, et la bruyère qui fleurit sur la colline. Mais l'Amour vaut mieux que la Vie, et qu'est ce que le coeur d'un oiseaux comparé au coeur d'un homme ?"
Et il étendit ses ailes brunes et prit son vol. Il parcouru le jardin comme une ombre, et comme une ombre il vogua vers le bosquet.



"Le Rossignol et La Rose" d'Oscar Wilde


Oscar Wilde...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 15 octobre 2007 14:36